Le chef de l'état recommande la patience des refugiés. Dimanche, le chef de l'état a passé la fin de l'après-midi avec les refugiés anjouanais à Mohéli. Une occasion pour les mohéliens et leurs hôtes de réitérer au chef de l'état, qui va falloir aller très vite car Anjouan ne peut plus supporter les exactions des rebelles. On a remarqué dans l'assistance le gouvernement de l'île autonome de Mohéli et le président Mohamed Ali Saïd, qui a rejoint le camp de l'option débarquement.
Un orateur qui s'adressait au nom des refugiés, Oustahdh Bastoine a interpellé le gouvernement comorien de ne plus perdre son temps à des pourparlers qui couteront cher à la nation comorienne. Il est allé jusqu'à dire que les ingrédients sont réunis de traduire Mohamed Bacar et ses fidèles à la Cour Pénale Internationale, le chef de l'état, a encore affirmé sa détermination pour la libération d'Anjouan. « L'heure est à l'action. Je ne répéterai pas les sévisses que fait subir Mohamed Bacar et ses troupes à la population civile (...) je vous recommande la patience ».
Dans la nuit de samedi à dimanche, beaucoup sont les anjouanais qui ont choisi l'exile forcée de Mohéli. Le chef de l'état s'est entretenu avec eux. Un nouvel espoir est pour eux.
Mutsamudu, Domoni et Sima, des villes où il ne fait pas beau vivre.Dimanche, les forces de la Gendarmerie anjouanaise, ont repris les incursions à la recherche des derniers résistants qui se tairaient encore dans ces villes. Leurs familles et proches, ne cessent de subir menaces, violations de domiciles, saccages et pillages. Le mot d'ordre lancé par les rebelles dans les maisons où ils ont visité, « ne fermez pas vos portes la nuit, sinon nous les défoncerons ». Depuis le matin de dimanche, des témoins font état de mouvements soutenus des FGA. Vers la fin de l'après-midi, plus d'une cinquantaine de soldats ont envahi la Médina pour vérifier les renseignements de leurs indics, qui fessaient leurs renseignaient qu'une frange des opposants du régime Bacar s'y cachaient. Mais peine perdu. Une maison à Kandilène a été saccagée, télé cassée et toute la nuit, tout Mutsamudu s'est terrée dans l'obscurité. L'énergie électrique est devenue une denrée très rare.
Les FGAs de l'Hôpital, feraient du génie civil.Suite à l'information que nous avons diffusé depuis vendredi, qui fait état d'un casernement des FGA au sein de l'Hôpital de Hombo, l'administration du centre a porté un démenti lundi matin. Selon un des responsables que j'ai eu au téléphone, ce dernier m'a indiqué que les FGA en présence dans l'enceinte de l'Hôpital, n'ont aucune autre mission que réhabiliter le logement précédemment occupé par docteur Zahara. Il a aussi indiqué que c'est les autorités de l'île qui financent cette réhabilitation, raison pour laquelle la section du génie civil de la FGA a été désignée pour faire les travaux. Selon toujours mes sources, un coopérant français doit venir bientôt pour occuper les lieux et c'est pour cette raison que l'hôpital a tendu la main au gouvernement anjouanais.