Je déménage, mais je garde la maison.

Ça y est la décision est prise ! Nous avons migré vers d'autres cieux. Je regrette beaucoup car j'avais pris l'habitude des lieux, mais il y a une certaine simplicité et efficacité sans de décor qui me manquait par ici. Mais je vous assure que là-bas [ http://mronimutsamudu.centerblog.net ], la vie est simplement belle. Je vous laisse tout de même une place pour donner votre avis, peut être cela me changera d'avis. Allons donc découvrir le nouveau http://mronimutsamudu.centerblog.net. Pour ceux qui veulent continuer à revivre la fraicheur des lieux, je passerai toujours par ici de temps à autres.

Gardons contact.
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 16:40

Vite dit, en passant.

Sambi à dit à Mohéli dimanche « le jour où l'armée me dira qu'elle est prête je donnerai le feu vert pour la libération d'Anjouan. Mais patientez un peu. »
# Posté le lundi 14 janvier 2008 09:20

Le rendez-vous du lundi.

Le rendez-vous du lundi.
Chronique des insoumis.

Les régimes militaires sont souvent peu respectueux des droits de l'homme et utilisent tous les moyens pour réduire au silence les opposants politiques.

Il y a une science à Anjouan qui institue qu'il ne faut jamais appeler un chat, un chat. Il faut plutôt parler d'un animal à quatre pates et tout le maquillage nécessaire jusqu'à lui faire perdre sa valeur.
Lorsqu'on parle de dictature militaire à Anjouan, des voix se lèvent pour nous traiter de tous les noms. Normal, car ces gens-là, ne sont autres que ceux qui perpétuent la dictature militaire à Anjouan. Au fait c'est quoi une dictature ? Dans sa définition classique, la plupart des dictatures militaires ont été formées à la suite d'un coup d'État par lequel elles ont renversé le gouvernement précédent. A Anjouan notre dictature s'est renversé elle-même pour s'autoproclamer quelques heures après. Si nous ne prenons pas en compte le renversement d'Abeid par Mohamed Bacar et la mascarade d'élection de 2002, assimilé par la presse internationale de coup d'état.

Dans le passé, les juntes ont justifié leurs actions et les lois qu'elles imposaient comme étant le moyen de ramener la stabilité politique de la nation, voir de la sauver des idéologies dangereuses. Lorsque le sergent Ahmed Malidé alias Race justifiait le putsch contre Abeid, à la solde de Mohamed Bacar en 2001, il a utilisé la même rhétorique. Et voila, nous sommes en 2008, la même junte applique les méthodes qu'ils ont banni il y a sept ans. Bien qu'il existe des exceptions, les régimes militaires sont souvent peu respectueux des droits de l'homme et utilisent tous les moyens pour réduire au silence les opposants politiques. Ils sont également rarement enclins à laisser le pouvoir et ne le font souvent que forcés par la révolte populaire. Et c'est cette révolte populaire que la dictature anjouanaise redoute et provoque en même temps. Mais comment se dédouaner face à une option irréversible qui fait tout doucement tache d'huile à Anjouan ?

Le coupable indiqué, c'est l'Union des Comores. L'état démocratiquement élu qui cherche à recouvrir l'unité du pays. Nous ne dirons pas que Sambi est à 100% clean. Mais nous épargnerons cette jeune démocratie pour l'instant, car tant qu'il y aura une dictature à Anjouan, nous n'aurons pas le c½ur à critiquer une démocratie partielle à Ngazidja et Mwali. A voir le comportement du régime autoproclamé qui veut faire de l'île d'Anjouan un état indépendant dans l'union d'un pays déjà souverain depuis 1975, la dictature bacarienne manque d'inspiration. Le Colonel-président oublie que depuis les années 1990, les dictatures militaires sont devenues moins courantes. Les raisons à cela sont qu'elles n'ont plus autant de légitimité internationale, et que les militaires qui avaient alors dirigé les pays ne s'impliquent plus dans le débat politique. Aucun pays aujourd'hui, aucun gouvernement, ni puissance, n'aidera une dictature à se maintenir au pouvoir. Mohamed Bacar aura beau crié scandale contre Sambi, mais, il n'y a plus de bloc soviétique, donc plus de communistes à traquer. Il faut à tout prix trouver une autre couverture. Elle est toute trouvée. L'habille du chef de l'état. Il fait peur cet habille !

Paradoxalement à cette trouvaille qui ne convainque que Daru Nadjah, les américains se rapprochent d'avantage de Beit-Salam. Et cette France le temps jadis amie du séparatisme, largue les amarres pour se positionner là où le droit semble le moins violé. Sinon quelle est cette France qui cautionnerait les pillages, les tortures des arrestations arbitraires, des détournements de biens public à ciel ouvert, de la pluralité d'opinion et compagnie ? Il est donc temps pour la junte de stopper les exactions avant qu'il ne soit totalement trop tard. Pensez aux innocents que vous exposez face à la colère populaire des temps qui viennent. Car il ne faut plus seulement regarder le présent. Il n'est de secret pour personne qu'il n'y a pas de régime éternel de nos jours. Sambi passera, et Mohamed Bacar aussi.
# Posté le lundi 14 janvier 2008 09:13

Rassemblement ce lundi sur la place de l'indépendance de Moroni pour le débarquement à Anjouan.

Le collectif des anjouanais à Moroni, qui milite pour la libération d' Anjouan, appelle à un rassemblement de soutien à l'AND pour le débarquement à Anjouan, ce lundi sur la place de l'indépendance à partir de 16h00.
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# Posté le lundi 14 janvier 2008 05:12

Les news du lundi.

Le chef de l'état recommande la patience des refugiés.
Dimanche, le chef de l'état a passé la fin de l'après-midi avec les refugiés anjouanais à Mohéli. Une occasion pour les mohéliens et leurs hôtes de réitérer au chef de l'état, qui va falloir aller très vite car Anjouan ne peut plus supporter les exactions des rebelles. On a remarqué dans l'assistance le gouvernement de l'île autonome de Mohéli et le président Mohamed Ali Saïd, qui a rejoint le camp de l'option débarquement.
Un orateur qui s'adressait au nom des refugiés, Oustahdh Bastoine a interpellé le gouvernement comorien de ne plus perdre son temps à des pourparlers qui couteront cher à la nation comorienne. Il est allé jusqu'à dire que les ingrédients sont réunis de traduire Mohamed Bacar et ses fidèles à la Cour Pénale Internationale, le chef de l'état, a encore affirmé sa détermination pour la libération d'Anjouan. « L'heure est à l'action. Je ne répéterai pas les sévisses que fait subir Mohamed Bacar et ses troupes à la population civile (...) je vous recommande la patience ».
Dans la nuit de samedi à dimanche, beaucoup sont les anjouanais qui ont choisi l'exile forcée de Mohéli. Le chef de l'état s'est entretenu avec eux. Un nouvel espoir est pour eux.

Mutsamudu, Domoni et Sima, des villes où il ne fait pas beau vivre.
Dimanche, les forces de la Gendarmerie anjouanaise, ont repris les incursions à la recherche des derniers résistants qui se tairaient encore dans ces villes. Leurs familles et proches, ne cessent de subir menaces, violations de domiciles, saccages et pillages. Le mot d'ordre lancé par les rebelles dans les maisons où ils ont visité, « ne fermez pas vos portes la nuit, sinon nous les défoncerons ». Depuis le matin de dimanche, des témoins font état de mouvements soutenus des FGA. Vers la fin de l'après-midi, plus d'une cinquantaine de soldats ont envahi la Médina pour vérifier les renseignements de leurs indics, qui fessaient leurs renseignaient qu'une frange des opposants du régime Bacar s'y cachaient. Mais peine perdu. Une maison à Kandilène a été saccagée, télé cassée et toute la nuit, tout Mutsamudu s'est terrée dans l'obscurité. L'énergie électrique est devenue une denrée très rare.



Les FGAs de l'Hôpital, feraient du génie civil.
Suite à l'information que nous avons diffusé depuis vendredi, qui fait état d'un casernement des FGA au sein de l'Hôpital de Hombo, l'administration du centre a porté un démenti lundi matin. Selon un des responsables que j'ai eu au téléphone, ce dernier m'a indiqué que les FGA en présence dans l'enceinte de l'Hôpital, n'ont aucune autre mission que réhabiliter le logement précédemment occupé par docteur Zahara. Il a aussi indiqué que c'est les autorités de l'île qui financent cette réhabilitation, raison pour laquelle la section du génie civil de la FGA a été désignée pour faire les travaux. Selon toujours mes sources, un coopérant français doit venir bientôt pour occuper les lieux et c'est pour cette raison que l'hôpital a tendu la main au gouvernement anjouanais.
# Posté le lundi 14 janvier 2008 03:16

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